DaLiDa DéFeNd La CaUsE HoMo

DaLiDa DéFeNd La CaUsE HoMo
DALIDA, chansons et homosexualité
Artiste homosensible

Dalida bien avant Mylène Farmer !

Dalida ?

Yolanda, de son véritable prénom, a marqué l'histoire de la musique. Nul ne peut aujourd'hui remettre en cause son coté militante de la cause homosexuelle avec notamment sa participation aux premières marches de la fierté gay et lesbienne, ses chansons « Pour ne pas vivre seul » ( (1972 S. Balasko - D. Faure - Medail) et « Depuis Qu'il Vient Chez Nous » ((1979 C.Carmone / V. Buggy / J. Barnel)


Extraits
« Pour ne pas vivre seul »

« Pour ne pas vivre seul
des filles aiment des filles
et l'on voit des garçons
épouser des garçons
Pour ne pas vivre seul »

«
Depuis qu'il vient chez nous »

«
Tu te caches de moi
Dieu que tu as changé
Depuis qu'il vient chez nous

Tu n'as plus la même te
Des que tu entends sa voix
Tu te troubles et tu t'inquiètes
Quand il s'approche de moi »

# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:16

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr
Mylène Farmer est une icône gay...Depuis le début de sa carrière elle est adulée par un public largement homosexuel. On peut le constater dans certaines boites, dans les concerts ou manifestation concernant l'artiste...

Je vous propose un petit tour d'horizon du monde Farmerien pour vous faire comprendre pourquoi, selon moi, c'est une grande artiste

On fait un petit retour dans le début des années 80, Laurent Boutonnat cherche une jeune fille pour interpréter son titre « Maman a tort », il croise Mylène par hasard et l'alchimie se crée, il lui propose de travailler avec lui, ce qu'elle accepte volontiers.

Nous sommes donc en 1984 quand sort le single « Maman a tort », rapidement controversé à cause du contenu ambigu de la chanson. L'histoire d'une jeune fille dans un hôpital qui voue un amour sans bornes à son infirmière. Mélange entre équivoque entre saphisme, psychiatrie et perversion... « ...Un, l'infirmière chante, deux, ça m'fait des choses, trois, comme l'alouette, quatre, j'ai peur, cinq, c'est dur la vie, six, pour en sourire, sept, j'en pleure la nuit, huit et vous ? J'aime ce qu'on m'interdit, les plaisirs impolis, j'aime quand elle me sourit, j'aime l'infirmière maman... ». Bien que les paroles ne soient pas d'elle pour ce texte, on entre ici dans un univers glauque, froid ou l'amour est difficile à obtenir. C'est le monde Farmerien en devenir qui se dessine ici. Déjà dans ce premier titre et avec le remous de cette chanson il y avait de quoi commencer à toucher un public homosexuel...(à la fin clip elle est décapitée, rude sentence envers la jeune fille qui ressent des choses pour son infirmière doit on y voir une condamnation de l'homosexualité et une sentence morale sûrement encore présente à l'époque...).

# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:42

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr (SuiTe)

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr (SuiTe)
En 1986, Mylène passe au roux pour les besoins du clip de « Libertine », elle commence à jouer avec le public. Forte de ses cheveux courts et de son androgynie elle séduit les foules, on la trouve dans le clip se baignant avec deux autres jeunes femmes... l'ambiguïté est de mise de tous les côtés, elle est vêtue comme un homme, se bat avec une femme, fait l'amour à un prétendant...une attitude déjà bien ambiguë pour l'époque qu'elle est sensée représenter.

Avec ses textes ambigus elle réussit à séduire un public qui a envie d'entendre parler de lui mais qui n'est pas encore très présent dans la chanson française à quelques exceptions près non très célèbres (Fernandel « On dit qu'il en est », Aznavour avec « Comme ils disent », Fabienne Thibeault « Un garçon pas comme les autres » extrait de Starmania, Dalida « Depuis qu'il vient chez nous », Francis Lalanne « La plus belle fois qu'on m'a dit je t'aime »...)

Son premier album est un succès, on y apprend l'ambiance Farmer, l'univers Farmerien comme on aime à l'appeler, ambiance empreinte d'ambiguïté, de mort, de tendance suicidaire, tout ce qui peut évoquer le mal être poussé à l'extrême.

La chanteuse est acceptée par le public bien que largement critiquée par les médias pour son étrangeté et ses propos parfois déplacés en interview (elle va jusqu'à dire qu'elle aimerait être une mante religieuse et aller jusqu'au bout de cela lors de ses rapports sexuels...). Les années passant elle donnera d'ailleurs de moins en moins d'interviews, jusqu'à se faire rarissime à la télévision et dans la presse écrite. On ne la voit sur les plateaux de télévision que lorsqu'elle sort un nouvel album et prépare une tournée.

Le second album finit de conquérir le public gay, elle y fait référence à Baudelaire, à Poe, on y trouve « Sans contrefaçon » et « Pourvu qu'elles soient douces » qui sont deux chansons aussi ambiguës que possible. Dans « Sans contrefaçon » elle chante : « ...Tout seul dans mon placard, les yeux cernés de noir, à l'abri des regards, je défie le hasard. Dans ce monde qui n'a ni queue ni tête je n'en fais qu'à ma tête. Un mouchoir au creux du pantalon, je suis chevalier d'Eon...Puisqu'il faut choisir à mots doux je peux le dire sans contrefaçon je suis un garçon et pour un empire je ne veux me dévêtir sans contrefaçon je suis un garçon... ». L'allusion au chevalier d'Eon dont la légende reste floue et qui était à priori un espion se déguisant en femme, laisse planer une certaine ambiguïté par rapport à la recherche identitaire de la chanson. Le refrain reprenant sans cesse je suis un garçon peut laisser perplexe... Dans « Pourvu qu'elles soient douces » on trouve des allusions à la sodomie et à l'ambivalence : « ...Ton Kama-Sutra a bien cent ans d'âge, mon Dieu que c'est démodé, le nec plus ultra en ce paysage, c'est d'aimer des deux côtés... ». Tout cela plongé dans un univers toujours identique au précédent album, bordé d'ombres et de moments morbides, elle raconte notamment, l'histoire (vraie me semble-t-il) d'un jeune homme s'étant pendu « Jardin de Vienne » : « ...Petit bonhomme ne sourit plus, la vie en somme t'a bien déçu, ton corps balance au vent du soir, comme une danse, un au revoir... ». Ses textes ont pu séduire autant les hommes que les femmes, elle reste tellement ambiguë tout le temps que son univers est asexué. Et toujours en quête d'identité, d'espoir, d'amour...

# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:45

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr (SuiTe)

IcOnE GaY : MyLèNe FaRmEr (SuiTe)
Dans cet album deux textes attirent mon attention plus particulièrement dans ma thématique gay, « Eaunanisme » et « XXL », la première qui parle d'elle-même avec son titre sur lequel elle joue avec les mots (cf. onanisme). « Eaunanisme » : « ...J'irai lui dire que de l'homme elle s'est lassée, de tout, que sa vie rare est cachée dans le velours...de l'immensité... », sans vouloir voir d'allusions où il n'y en a pas, je lis actuellement « Caresser le velours » de Sarah Waters, roman lesbien, et la métaphore m'amuse. ce texte peut être tourné aussi bien vers elle-même ou en tout cas vers une femme seule comme vers une femme en voyant une autre.

Dans « XXL », elle parle de l'amour dont ont besoin toutes les femmes, quels que soient leurs âges, leurs vies, leurs préférences avec une allusion claire à l'homosexualité féminine dans le « Qu'on soit Paul en Pauline » qu'elle cite au milieu de sa chanson.

Quelques années passent encore et sort en 1999 le dernier album connu à ce jour, « Innamoramento ». Toujours suivi par son public Mylène resplendit de positivité. Certains noteront pourtant dans les titres des deux derniers albums le son mort qui ressort d'anoMORphosée et d'innoMORamento, bien que les racines de ces mots n'aient rien à voir...

Le livret qui accompagne le CD commence par une citation de Francesco Alberoni : « L'amour naissant, l'innamoramento italien. L'étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d'inquiétude parce qu'on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur l'amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ».

Chaque communauté peut se reconnaître dans ces mouvements révolutionnaires, on pourrait penser à la Gay Pride qui chaque année nous permet de signifier que l'on existe, que l'on est là, et non pas par esprit révolutionnaire juste par esprit de revendication, juste pour se dire que l'on peut faire parti du processus qui changera le monde.

# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:47

StAr DéFeNdAnT LeS GaYS

StAr DéFeNdAnT LeS GaYS
Voici des célébrités chantant l'homsexualité.

Sans être totalement gay, il existe des chansons ayant des sous-entendus, ou des titres abordant l'homosexualité de manière rapide sur un thème de généralité.

La chanson Le Tourbillon De La Vie fut la bande originale du film Jules et Jim (1962) interprétée par Jeanne Moreau. Elle est d'abord interprétée pour le compte d'un homme même si c'est une femme qui chante, mais le fait de l'écouter hors contexte du film peut faire penser à une connotation lesbienne, c'est pourquoi la chanson se retrouve dans cette rubrique... Ce titre fut ensuite repris par Vanessa Paradis en 1996 pour rendre hommage à Jeanne Moreau lors du festival de Cannes.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:51